Bonnes intentions et n’importe quoi généralisé!

Bonnes intentions et n’importe quoi généralisé!

Lors de mon dernier passage à Paris je notais entre autres que je trouvais la ville bien sale. J’ai même vu des rats courir sur une place à proximité du Novotel de la Gare de Lyon.

Aujourd’hui j’ai fait l’aller-retour dans la journée à Paris pour un rendez-vous avec un client. Même problème que la dernière fois avec le ticket de train acheté sur www.tgv.com et étonnamment le supplément à payer est différent entre l’aller et le retour. Un contrôleur m’a expliqué qu’il était au courant du problème de réservation sur ce site et m’a donné la procédure pour faire une réclamation. Je devrais être remboursé…. Je n’y crois pas trop mais j’ai tout de même fait la réclamation. Ils ont un site SNCF dédié aux réclamations.

2017-09-19 19.57.59Ici une vue des bonnes intentions, j’ai voyagé en première classe et il devrait y avoir des journaux et revues en libre service (gratuité qui signifie uniquement « inclus dans le prix du billet« ) mais à l’aller comme au retour le distributeur des dites revues était vide. En d’autres termes mon prix de billet comprenait une prestation qui était manquante. Oserais-je tenter une réclamation supplémentaire pour me plaindre de ceci. Si le site n’était pas si compliqué (en vue de pousser les clients au renoncement certainement) je me ferai une joie de lire la réponse du préposé aux réclamations sur les journaux. Sur le même thème, il y a une distribution de la presse par une personne qui aujourd’hui, au retour, proposait les quotidiens… d’hier! A l’aller nous avions droit à un petit déjeuner à la place…. mais sans boisson chaude, car ils n’avaient pas d’eau chaude. « A nous de vous faire préférer le train » était le slogan de la SNCF il y a quelques années. Il semble que le slogan ait fait son temps !

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Donc je trouvais le Paris des environs de la Gare de Lyon sale la semaine dernière et bien je ne suis pas seul ! Il y a même eu une réaction « festive et citoyenne » (comme dirait l’excellentissime blogueur H16 dont le blog est la lire sur
www.h16free.com ). Il y a des paniers type paniers de basket (mais un peu plus bas) où l’on est supposé se faire prendre en photo dans des poses rigolotes (j’imagine) lorsqu’on fait un panier citoyen plutôt que de jeter ses saletés à terre, et les poster sur Internet dans des pages réalisés à cet effet sur Facebook, Instagram et Twitter. A quoi passe l’argent public de la SNCF…. Quel est l’impact de ce gaspillage sur la propreté ? Car bien entendu dans les environs, pas la moindre poubelle à hauteur d’une personne en chaise roulante ou plus simplement qui n’a pas envie de faire le Guignol avec son mouchoir en papier à jeter.

2017-09-19 15.28.14 - CopieDans le RER ils mettent des « poèmes » pour inciter les gens à ne pas laisser leur journal gratuit dans les trains. Poème est un bien grand mot mais disons que c’est en vers et qu’il y a quelques alexandrins. Comme je revenais de Nanterre je m’amusais de la nullité probable de la tentative de conscientisation sur une « caillera » (à prononcer avec l’accent) locale …. Pas gagné. Cela dit les « cailleras » (pluriel incertain – mais à lire encore avec l’accent). Est-ce que les « caillera » (l’accent toujours!) lisent la presse gratuite ou pas? Aucune idée, mais des doutes!
Vu l’état de délabrement et les tags je ne suis pas certain que les journaux gratuits abandonnés soient le plus gros problème dans les RER. Peut-être me trompe-je, après tous je ne suis qu’un usager occasionnel.

2017-09-12 12.09.28Dans la série des bonnes intentions il y a les AutoLib à Paris qui tournent à l’aigre. Un parc de voitures électriques magnifiques et parfaitement entretenues en partage. Donc en location selon le principe des Vélib. Comme on peut le voir elles sont tellement bien entretenues que chaque conducteur se sent motivé pour en prendre soin. Ici la première que j’ai vue, mais du côté de Nanterre il y en a de nombreuses en pire état. Je ne sais pas vous…. mais moi je n’ai pas trop envie de partager une poubelle voiture en cours de délabrement, sans parler de sécurité. Par ailleurs malgré les tentatives d’étouffement de la chose par la mairie de Paris, AutoLib va couter pas mal en impôts aux parisiens. Y compris bien entendu les parisiens qui ne sont pas utilisateurs de ce type de  moyen de locomotion.

Pour finir une photo de la Gare de Lyon qui est quand même belle !

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Dormir à l’hôtel et sauver la planète !

Dormir à l’hôtel et sauver la planète !

 

Mes voyages me conduisent à Paris pour une réunion. J’ai donc pris un TGV entre Zürich et Paris. Solution confortable et finalement plutôt rapide puisqu’en 4 heures on est au centre de la capitale française. Un petit bémol cependant j’ai réservé mon billet sur le site www.tgv.com et me suis fait verbaliser par un contrôleur acariâtre. J’ai une réduction de 50% sur le réseau suisse et aucune réduction sur le réseau français. J’ai donc opté pour l’option incluant ma réduction. Hélas d’après le contrôleur à qui je proposais de vérifier avec moi sur le site en question (le réseau en suisse fonctionne aussi dans les trains, y-compris dans les tunnels) : « Si vous croyez que j’ai le temps de vérifier avec tous les clients ! Si vous n’avez pas l’option qui vous convient sur le site, ce n’est pas mon problème, vous n’avez qu’à prendre vos billets en gare ! Ce sera 146,00€ »….

Arrivé à Paris en fin d’après-midi, je me suis dit qu’une promenade un peu longue me permettra de dégourdir mes jambes en vue du Greifenseelauf, un semi-marathon autour du lac de Greifensee auquel je participe samedi prochain et pour lequel je suis, comme souvent pour ce genre de courses, sous-préparé. J’ai pu découvrir dans le quartier de la gare de Lyon la rue Crémieux. Une rue de village en plein Paris. J’ai poursuivi au hasard des rues et fait quelques photos que voici ci-dessous.

Il n’en reste pas moins que quand on vient de Suisse Paris c’est très sale. A proximité de l’hôtel il y a une place sur laquelle circulent des rats… au cours de ma promenade j’ai pu voir des détritus amoncelés à divers coins de rues. Soit la situation s’est dégradée soit je suis « pollué » par la propreté suisse !

Je dors cette nuit dans un hôtel du groupe Accor. Dans ce groupe ils poussent l’hypocrisie qui consiste à faire culpabiliser les clients au sujet des serviettes, des draps et des tonnes de lessive utilisées chaque jour, à l’extrême. Dans les Novotel ils annoncent 1 arbre par serviette qui n’est pas lavée. A quand des groupes hôteliers qui auront l’honnêteté de déclarer qu’ils gèrent comme tout bon entrepreneur leur business et que si des serviettes ne sont pas utilisées ou peuvent être réutilisées qu’elles leur permettent de maintenir les standards élevés de service que les clients sont en droit d’attendre. Ils sont plantés où tous ces arbres ? Chez Novotel ils annoncent 1 par minute. Sur un an ça représente 525600 arbres. J’imagine qu’il faut environ un mètre carré par arbre…. Comme ça dure depuis plusieurs années cette histoire on va pouvoir faire de longues promenades dans des forêts hôtelières !

J’ai mangé dans une brasserie typiquement parisienne et s’il y a bien une chose sur laquelle les suisses ne sont pas au niveau (au moins pour la partie alémanique – en Romandie je ne sais pas) c’est le pain. Mais que la baguette est bonne ! Mon repas était plutôt ordinaire, mais j’ai fini la corbeille de pain. Si je n’avais pas eu l’échéance du semi-marathon qui s’annonce j’aurais pris une assiette de fromages. Pour ça aussi la France possède une avance certaine, en Suisse les fromages se ressemblent un peu tous. Pains, vins et fromages français ça devrait marcher en Suisse.

Exporter en France en passant par les toilettes des stations-service !

Exporter en France en passant par les toilettes des stations-service !

Mon dernier voyage d’affaires pour 2016 est en France. C’est bien de temps en temps de revenir pour affaires dans son pays d’origine pour s’apercevoir que le décalage existe sans aller trop loin. Et puis voyageant en voiture je peux me rendre compte de la différence qu’il y a entre la Suisse, l’Allemagne ou l’Autriche et la France dans les stations-service d’autoroute. Sans rentrer dans des détails scabreux la différence de propreté des toilettes est flagrante. Certes en Suisse, Allemagne et Autriche on paye 1 CHF ou 1 € pour utiliser des toilettes qui sont très propres et entretenues en permanence. On reçoit un « Gutschein » de la même valeur à dépenser dans la boutique. J’ai une collection de « Gutscheine » (on note ici le pluriel avec un « e » de l’allemand – pluriel qui prend des formes variées et pas si simple à maîtriser dans la langue de Goethe et qui reste aléatoire quand je parle) que je n’utilise pas souvent ! En France pas de paiement donc pas d’avoir à dépenser mais pas de propreté non-plus…. Un de mes collègues belge me faisait remarquer qu’en Belgique on dit LA toilette alors qu’en France LES toilettes. Ensuite il m’a expliqué que c’est qu’ en France il faut en essayer plusieurs pour en trouver une propre ! Avec l’accent belge, c’est encore plus drôle… mais tellement vrai.

Le business dans sa langue maternelle est plus simple quand il s’agit de faire passer l’idée de payer quelque chose plus cher et d’avoir en contrepartie de nombreux avantages. Cependant susciter l’intérêt auprès de clients qui ont abondance de solutions possibles est certainement plus difficile en France que dans les pays en voie d’industrialisation où la recherche du mieux est un objectif. C’est plus difficile également que dans les pays germaniques, où l’amélioration de la qualité est une valeur sûre pour être entendu. Le positionnement français reste complexe on veut un peu tout sans trop savoir ce qui prime ni être certain de pouvoir se l’offrir. Les décisions sont plus diluées dans les structures. Donc assez compliqué finalement. C’est le principal challenge du vendeur : trouver qui décide (celui qui transforme une idée en argent), les influenceurs (ceux qui sont écoutés par celui qui décide), les barreurs (ceux qui par leur fonction veulent dire leur mot) tout en s’adaptant à la culture de l’entreprise, du pays. Ce métier est passionnant et tellement varié.

J’ai bien senti lors de mes rendez-vous que les gens qui travaillent dans des groupes internationaux sont inquiets quant à la survie de leurs sites français. L’avenir de l’industrie en France est dépendant des investissements et les groupes internationaux peuvent facilement comparer les conditions fiscales « offertes » par les pays dans lesquels ils sont présents. On ne peut pas dire que la politique française soit très incitative. Quel dommage, il y a plein de potentiel et des gens qui sont prêts à donner pour faire réussir leur entreprise.

C’était donc mon dernier voyage. L’année se termine et c’est toujours difficile de finir une année. On remet les compteurs à zéro dans 10 jours et ça repart. Si l’année a été bonne, la question est de savoir si on pourra faire mieux. Si l’année a été mauvaise, comment faire mieux ? Où ai-je, échoué, qu’aurions-nous dû faire différemment ? Etc…

Je vais conclure sur des remerciements à mes quelques lecteurs ainsi que des vœux de santé, bonheur et prospérité. J’espère avoir des idées ou expériences à partager lors de mes prochains voyages. N’hésitez pas à commenter, poser des questions… ça encourage.