Premières impressions coréennes.

Premières impressions coréennes.

En tout premier lieu, la Corée du Sud c’est très loin de l’Europe. Je suis parti à 16 heures hier et arrivé à 17 heures aujourd’hui. Certes il y a 8 heures de décalage mais ça reste 17 heures de voyage en 2 vols. A l’arrivée dans l’hôtel ma première surprise a été causée par les WC les plus technologiques jamais vus. Des jets, un système de séchage… avec pour chaque un choix de réglages et le tout orientable !

Directement après une bonne douche un tour dans la ville de Suwon (30 minutes de train de Séoul) où je réside s’impose. Read more

Chine : décalages et corruption

Chine : décalages et corruption

En 10 jours de voyage en Chine (mon 4ème  – pour raisons professionnelles et pour ce que ça vaut comme expérience) je trouve toujours le pays très différent de l’Europe occidentale. Ce n’est pas très étonnant compte tenu de la distance mais ce qui me frappe c’est l’importance des décalages au sein du pays. Pour premier exemple, je vous mets au défi en regardant les photos qui suivent de dire la spécialité culinaire du restaurant dans lequel j’ai mangé. Read more

Star Walk 2– Les yeux dans le ciel étoilé à Weinan (Chine).

Star Walk 2– Les yeux dans le ciel étoilé à Weinan (Chine).

En 24 heures depuis Zürich on peut atteindre Weinan dans la province chinoise de Shaanxi. Ma montre connectée a enregistré une durée de sommeil de 42 minutes ce qui reste peu pour se reposer. Le voyage n’est, on s’en doute, pas direct puisqu’il m’a fallu prendre 2 avions et 2 trains rapides. Le tout s’est déroulé avec une ponctualité à faire pâlir la SNCF. Dans un des aéroports fréquentés j’ai été accueilli par un étrange Read more

Un dîner chez Nusr.et à Istanbul

Un dîner chez Nusr.et à Istanbul

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En fin de journée à Istanbul, j’ai fait un jogging de 9 Km, c’est important de faire du sport ici car les repas sont plutôt copieux et un peu d’élimination est nécessaire ! Du point de vue respiration, je pense que j’aurais moins pollué mes poumons en fumant une centaine de cigarettes…. Istanbul c’est Read more

A table!

A table!

Mon partenaire en affaires, du moins pour une partie de mes activités, en Chine est M. Demi-Merci (voir les épisodes précédents en Chine). En Europe nous avons une approche très méthodique des clients et prospects : on vérifie que l’activité correspond bien à ce qu’on croyait (dans le cas des prospects), on questionne pour identifier des besoins et éventuels décalages entre ce que le client a et ce qu’il voudrait avoir. Ou encore ce qu’il va devoir avoir. Puis on argumente sur les bénéfices apportés, les gains que l’on peut attendre, etc. On est avant tout dans le professionnel. Pour mettre de l’huile dans les rouages de la décision ou pour conforter le client on entre après dans le relationnel.

Demi-Merci attaque directement en demandant ce qu’ils utilisent, combien ils payent et ensuite quelle que soit la réponse « on a un meilleur produit». Il ne présente aucun argument et cherche seulement à comprendre les circuits de décision. Une fois qu’il pense avoir compris il réunit les décideurs autour d’une table et fait en sorte qu’ils soient contents. En d’autres termes qu’ils puissent absorber la quantité d’alcool de riz qui les réjouira. Et tout au cours des repas moult « Kampé ! » et autres « trinquages » de verres ponctuent la conversation. Conversation qui devient de plus en plus libre au fur et à mesure de l’absorption du « vin blanc » comme ils appellent l’alcool de riz (42 à 55 % d’alcool tout de même donc « un peu » plus que du vin !). Et tranquillement il extorque des promesses à l’ensemble du circuit de décision.

Pendant les repas il veut aussi réjouir ses convives avec des mets  raffinés. Ce qui m’a permis de goûter à de la tortue et de l’estomac de porc. Dans la tortue la chair des pattes se mange ainsi que la carapace bouillie. Autant la chair est délicieuse, autant la carapace donne l’impression de manger une chambre à air. Pour ce qui de l’estomac de porc c’est tout simplement délicieux. Il est découpé en lanières et préparé dans un bouillon aux épices et champignons.

Le côté pénible des repas avec des chinois c’est qu’ils mastiquent la bouche ouverte …. Et quand 4 personnes mangent bruyamment, j’ai un peu de mal….

Sa méthode parait efficace. Une des sociétés rencontrée est filiale d’un de mes prospects en Allemagne et j’ai obtenu des contacts ainsi  que l’opportunité de dire «  ça fonctionne dans votre usine en Chine, vos collègues chinois sont ravis, pourquoi ne pas essayer ? ». M. Demi-Merci me demande de rester avec lui en Chine, je lui porte bonheur !

Hier soir prétextant avoir pris des médicaments je suis resté à la bière. Donc j’ai pu ramener M. Demi-Merci à l’hôtel puisqu’il ne marchait plus tellement droit après 3 bouteilles de « vin blanc » à 4 personnes et qu’il avait oublié le chemin. Cet après-midi, nous sommes dans l’aéroport de Hefei. Une ville de 5 millions d’habitants dont je n’avais jamais entendu parler avant d’y venir ce qui montre l’ignorance de l’occident à propose de la Chine. A notre décharge la Chine est restée longtemps fermée au monde. Nous attendons un avion qui est annoncé avec un retard non précisé, et M. Demi-Merci est encore très fatigué de sa soirée. Il somnole en penchant dangereusement vers son voisin. Se réveillera-t-il avant que sa tête se repose sur l’épaule de cet autre passager dans l’attente?

Avant-hier soir nous sommes allés à pieds visiter le centre de Changsha. Dans un « food court » où l’on trouve une variété de stands chacun spécialisé dans un ou 2 plats j’ai découvert un stand qui proposait des brochettes en bois avec des aliments frits ou cuits à la braise. Comme l’an dernier j’ai goûté à du serpent de des langues de canard, j’étais parti en me disant que j’allais tout essayer. Mais à la réflexion, non !

Bon appétit.

M. Cheval, M. Petit-Cochon et M. Demi-Merci

M. Cheval, M. Petit-Cochon et M. Demi-Merci

Non ce n’est pas une blague, j’ai juste demandé la traduction des noms de mes contacts pour ce repas d’affaires et me voici entouré de M. Cheval, M. Petit-Cochon et M. Demi-Merci. Ici on commence par un repas et on parle affaires le lendemain. Ce qui n’empêche pas d’évoquer le sujet pendant le dîner. Ainsi nous voilà rassemblés autour d’une table avec un plateau tournant.

Mes hôtes m’ont annoncé que j’allais goûter du vin blanc spécialement venu de je ne sais plus quelle province pour l’occasion. En tant qu’amateur de vins blancs, je me dis que ça se présente plutôt pas mal et qu’avec du blanc on a moins de chance de tomber sur une horreur qu’avec du vin rouge – simple constatation purement basée sur mon expérience personnelle, mes excuses aux œnologues avertis qui s’étranglent peut-être.

En fait de vin, c’est de l’alcool de riz. Il titre juste 53% ! Chacun reçoit une petite carafe et un petit verre. On doit se verser un verre à ras-bord. Ensuite quelqu’un dit « Kam Pé !» et, cul sec ! La coutume veut que l’on remplisse son verre à nouveau, jusqu’au prochain « Kam-Pé ! ». Au bout de 3 « Kam-Pé » je me suis dit qu’il valait mieux en faire 1 sur 2. Assez rapidement je suis passé à un sur 3.

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Parallèlement à tous ces petits verres, pour chaque « Kam-Pé ! » j’ai bu une tasse de thé… moi qui n’en boit jamais j’ai dû m’approcher des 2 litres. C’est dire le nombre de petits verres absorbés. Donc je confirme, le thé est un diurétique puissant. Cela dit cette méthode s’est avérée profitable : pas de gueule de bois le lendemain. Donc frais et disponible pour du business avec Messieurs Cheval, Petit-Cochon et Demi-Merci.

Nous n’avons pas fait que boire, nous avons également mangé. Parmi les choses qu’on ne mange pas en Europe, les nouilles de bambou et les racines de lotus étaient au menu. Manger des nouilles qui trempent dans une soupe n’est pas si simple que ça avec des baguettes. Ceci explique au moins partiellement les bruits que font les chinois en mangeant. Si les nouilles excusent les « slurp », la mastication bruyante bouche ouverte et les rots sont monnaie courante à table. Une autre culture….

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