Voyage interplanétaire : Partie 2

Voyage interplanétaire : Partie 2

Tout de suite après le voyage.

(si vous commencez la lecture du blog ici, peut-être vaut-il mieux commencer à la première partie en cliquant ici)

Très rapidement, dès le passage en douane, on sait que l’on est dans un lieu unique au monde tout en étant tellement grand et varié. Contrastes, employé au pluriel, est le mot qui définit les choses avec lesquelles on va devoir vivre dès son arrivée en Inde.

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Voyage Interplanétaire : Partie 1

Voyage Interplanétaire : Partie 1

L’avant voyage

C’est la première fois que je vais couper le même billet en plusieurs parties. Mais l’Inde c’est un très gros morceau qui vaut bien ce changement. Nous verrons s’il y a lieu de renouveler l’expérience.

Partir en Inde c’est un peu changer de planète. Donc une expédition sur la planète Inde ne s’improvise pas. Je dois être venu plus de 10 fois et j’ai quelques prétentions pour donner des conseils affutés pour ce voyage interplanétaire que constitue une tournée commerciale dans le Nord de l’Inde. Ce concept dans un pays gigantesque varie d’une personne à l’autre quant à la zone de fin du nord en direction du sud (suis-je clair ? je me le demande)

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Namasté.

Namasté.

2018-02-14 01.17.49Ça peut paraitre beaucoup après la semaine dernière aux USA et Mexique, mais cette semaine je suis arrivé en Inde. Cette concentration de voyages lointains s’explique par le fait que je purge une suspension de permis de conduire de 3 mois depuis le 26 janvier. En Suisse aussi, la répression est féroce pour les crimes sans victime. Mais baste, la leçon est comprise.

J’ai donc atterri hier soir heure européenne mais ce matin heure locale, à New-Delhi. Depuis 18 mois, période de mon précédent séjour, le principal changement c’est l’introduction du « e-visa » pour rentrer sur le territoire. La procédure sur Internet est assez fastidieuse quant au nombre de détails qu’il faut rentrer au sujet de sa citoyenneté ainsi que celle de sa parentèle. Pour rentrer dans le pays il ne faut plus qu’une trentaine de minutes contre plus d’une heure auparavant.

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Sur la route d’Ahmedabad

Sur la route d’Ahmedabad

Aujourd’hui est certainement le jour le plus compliqué. Nous avons quitté l’hôtel à Indore pour nous rendre à Pithampur à environ 30 Km chez le seul et unique client de la journée. Après ce client nous avons 600 Km à parcourir pour atteindre Ahmedabad. 600 Km en Inde c’est bien plus long que partout ailleurs où j’ai pu effectuer de telles distances. Même l’Allemagne avec ses « Stau » légendaires reste une partie de plaisir comparativement.

Je t’écris de la voiture mais j’ai attendu qu’il fasse nuit. Avant je goûtais les paysages. On a traversé des villages dans le Madhyar Pradesh qui portaient des noms aussi exotiques que Benhwar, Pendwar… Impossible de me rappeler de tous. Si nous n’avions pas tant de route à faire avant notre destination finale, j’aurais demandé 20 fois au chauffeur de s’arrêter pour faire des photos. J’ai les images dans mon cœur… C’est bien aussi de ne pas tout matérialiser.

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La campagne était belle, pas comme en Suisse, n’exagérons rien mais belle. Les femmes du Madhyar Pradesh sont d’une beauté à couper le souffle. Notamment lorsqu’elles sont en sari orange et rouge avec un bijou dans le nez. Si j’étais une agence de mannequins, je viendrais « faire mes courses » dans le coin. Leur piercing est en forme de fleur, environ 1cm de diamètre et est relié avec une chaînette à l’oreille. Elles portent des tresses assez longues. Je n’ai pas osé faire de photo…

Hier soir dîner avec Lalit, qui a encore essayé de me donner quelques éclairages sur la mythologie indienne. Sans rentrer dans les détails qui tourneraient à l’approximation la plus totale, j’en retiens que ce qui est important n’est pas l’histoire, encore moins comment elle est racontée mais le message. Si tu penses à l’ensemble des livres sacrés et à toutes les mythologies j’imagine que c’est ainsi qu’il faut les lire / considérer. Ça va peut-être te paraitre évident, mais pour moi c’est une révélation. Lalit fait partie des personnes que j’apprécie dans l’ensemble. Bien que nous soyons de cultures et d’horizons très différents, on se comprend. C’est étonnant parfois de ne pas pouvoir s’entendre avec son voisin et de rencontrer une personne qui a grandi à 8000 Km dans un environnement totalement différent. Cela dit il est particulièrement ouvert aux autres. Il a travaillé et vécu 1 an au Japon chez Yokohama (pneumatiques pour VL et PL – J’allais écrire PKW et LKW, je me germanise !) et il a pas mal voyagé.

Il m’a fait voir ses photos de vacances dans l’Himalaya. Pour tout dire j’ai été déçu dans l’ensemble. Des déserts et des pierres qui sont un peu lassants. Il y avait quelques temples haut-perchés ainsi qu’un lac salé qui valaient le coup d’œil. Une route à 6000 mètres d’altitude assez impressionnante. Cela dit est-ce que ça vaut le voyage ?

Il est marié et a une fille de 13 ans. J’ai donc abordé la question des mariages avec lui. Dans plus de 80% des cas (du moins dans sa caste : il est Brahman donc haute caste) les mariages sont arrangés en Inde. Les parents du garçon rencontrent les parents de la fille et discutent le tout y compris la dot et ensuite les « promis » se rencontrent. Dans son cas il a rencontré son épouse dans sa société (Firestone, toujours les pneus, toujours une entreprise japonaise). Il a demandé à ses parents, elle a demandé aux siens. Pour le coup ça a marché… mais ça aurait pu ne pas. Dans les moins de 20% des cas les filles sont généralement reniées et les garçons déshérités… Encore au XXIème siècle. Les mariages hors castes entraînement même des meurtres dans les cas extrêmes. Un monde à part.

On a parlé de l’histoire de l’Inde. Dans toute l’histoire l’Inde a été envahie de très nombreuses fois et dominée par les Moghols, les musulmans venus de Perse, diverses autres origines (j’ai oublié…) et bien entendu les anglais. En revanche l’Inde n’a jamais eu de velléités sur d’autres territoires. Un peuple pacifique en somme. Je me rends compte de mon inculture et surtout de « l’euro-centrisme » (ça ne doit pas exister comme mot mais c’est ce que je trouve de mieux à l’instant) du peu de culture historique que je peux posséder.

Que dire d’autre ? L’homme blanc a quand même dominé les esprits ici. Même en dehors de contextes commerciaux (hôtels, magasins…) lorsque tu es blanc les gens s’écartent, t’ouvrent la porte, te proposent de porter ton cartable… C’est fou les anglais ont rendu l’Inde aux indiens en 1948 (donc il y a presque 70 ans – soit pas loin de 3 générations plus tôt) et ce type de comportement à l’air imprimé dans les gênes.

Par moments je déteste ce pays et ce que j’en vois par moments il me fascine. C’est tout le mystère de l’Inde. Malgré 10 voyages environ, je suis loin d’en saisir le dixième.

Je vais te laisser les conditions de circulation ne permettent que peu de tenir un ordinateur sur ses genoux.

New Dehli

New Dehli

Aujourd’hui réveil à 9h42 soit 7h42 de sommeil si je considère que je me suis couché à 2h00. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps de dépasser les 7 heures de sommeil et en tous cas pas depuis le début de ce voyage.

Mon hôtel s’appelle Shanti Palace.  En fait de Palace l’hôtel n’en a que le nom, ou plutôt l’intention. Il y a force détails qui montrent que les moyens n’ont pas été mis. Je passe sur les habits froissés et pas forcément des plus nets des employés, sur l’ascenseur qui n’a pas croisé de balais ni de dépoussiérant depuis lurette, sur la baignoire au rideau de douche plus que douteux, sur les fleurs en plastique poussiéreuses à l’envi.

Le plus cocasse hier soir était le panneau de contrôle des lumières au-dessus de la table de nuit. Il est muni d’une prise que j’avais prévu d’utiliser pour charger mon téléphone. Or si tu as uniquement la lampe de lecture allumée et que tu branches la prise le ventilateur se met en marche à fond. Donc tu allumes pour voir ce qui se passe, le téléphone ne charge plus. Quand tu arrives à arrêter le ventilateur fou, c’est la lampe de l’entrée s’allume. Ils fournissent un petit crayon et quelques feuilles sur la table de nuit. J’ai donc pu repérer les boutons à n’utiliser sous aucun prétexte si on veut charger son téléphone. Pour ce qui est de la lampe de lecture elle est proscrite, j’utiliserai la lumière générale.

J’ai eu le temps de faire un peu de tourisme.

Inde: Mumbai, Aurangabad, Nashik

Inde: Mumbai, Aurangabad, Nashik

Comme prévu aujourd’hui, debout à 3h15 (En cours de journée je me rends compte que je me suis rasé n’importe comment) pour sauter dans un avion qui m’a mené à Aurangabad. Après l’avion, on a pris le petit déjeuner et on a commencé à circuler pour aller voir un premier client.

Chez ce client ça commençait plutôt mal puisque 3 personnes nous attendaient pour nous dire tout le mal qu’ils pensaient de nos revêtements. Après de longs palabres et une montagne de papiers signés (en Hindi bien entendu – donc je t’ai peut-être vendue… je ne sais pas) nous avons pu accéder à leur machine super confidentielle. Machine qui s’avère avoir au moins 20 ans, donc pas de quoi en faire un fromage indien, d’un type que je connais un peu. Normalement elles fonctionnent à 250 voire 300 m/min. Celle-ci est à 550 m/min et je m’étonnais de ce fait auprès des indiens qui m’ont dit qu’ils avaient fait des modifications pour arriver jusqu’à cette vitesse. Je leur ai fait remarquer que tout vibrait et leur ai demandé s’ils avaient fait équilibrer les rouleaux pour celle vitesse 2 fois supérieure à celle de conception. Non, c’est trop cher il y a plus de 20 rouleaux. « Et quelles sont selon vous, les pièces qui sont susceptibles d’absorber toutes ces vibrations en plus de leur fonction de base ? Parce que moi je ne vois que les pièces que l’on vous vend… ». « Effectivement c’est logique, me répondent les énervés qui l’étaient moins du coup, et que pouvons-nous faire ? ». J’ai conseillé l’équilibrage qui bien que trop cher évite ce genre de désagréments. Après on a fait le tour de l’usine et on devrait avoir un peu de business.

Direction le client suivant et petite pose au restaurant avant. En descendant de la voiture, je demande à Lalit s’il savait s’il allait pleuvoir demain. Etonné il me demande pourquoi. Si on va jusqu’à Nashik puis Mumbai avec cette voiture (ce qui est prévu ainsi), vu les pneus lisses, il vaudrait mieux qu’il ne pleuve pas… Il est resté pensif mais n’a pas commenté. Donc pourvu que la mousson se calme parce que je doute que les pneus retrouvent leur jeunesse et surtout leurs crampons…

Au restaurant c’était très bon des œufs préparés à l’indienne et des légumes. Je me suis régalé jusqu’à que je vois tous ces petits cafards qui courraient partout. Dont un sur la chaise en face de moi… On verra la digestion…

Le client suivant a été plus calme et coopératif. On aura du business.

Retour à l’hôtel. Un peu d’e-mails et autres activités pour l’Europe puis repas avec Lalit. La discussion est assez vite partie sur l’hindouisme. J’avais l’impression d’avoir compris des choses… mais au moment de te dire ce que j’ai pu comprendre c’est tout de suite plus confus. Donc je ne vais pas trop essayer, j’ai peur que la philosophie de deuxième main ne soit qu’un tissu de poncifs et d’approximations. Parmi les sujets abordés : si tu devais te réincarner, dans quel pays voudrais-tu renaître ? Quelle est l’influence de la philosophie hindouiste sur tes décisions de travail comme renvoyer des gens ? Si on applique la logique de Vishnu, on peut faire des choses mauvaises tant qu’il y a une logique : cela justifie-t-il le meurtre ? De bonnes questions comme tu vois et des réponses à méditer.

Demain je me lève à 6 heures (grasse matinée donc) et on part pour 4 h30 de route. On voit un client et on repart pour 3 heures de route. On prend un avion à 22h30 pour Delhi depuis Mumbai. Ensuite dimanche une vraie grasse matinée.

Mumbai : premier jour

Mumbai : premier jour

Mumbai Grand Hyatt – Conférence ElitePlus “Global Summit on Speciality Films and Flexible Packaging”

Mon intervention n’aura pas lieu. Nos partenaires indiens ont « oublié » de remplir le formulaire approprié dans les délais. L’information est connue depuis un mois mais ils ont aussi « oublié » de me prévenir. Je l’ai donc appris ce matin en lisant la liste des interventions et en voyant que mon nom manquait, lorsque j’ai demandé aux 2 indiens ici présents, j’ai bien senti un instant de gêne, mais à l’asiatique : ne jamais s’avouer coupable. Encore un challenge pour ma patience. Cela dit je l’ai un peu en travers et la leçon est bien retenue : on peut leur faire confiance mais il faut tout contrôler… sinon ils « oublient ». Je suis d’autant plus déçu que jusqu’à présent les présentations ne sont pas très palpitantes et j’aurais pu faire une bonne publicité.

Dans la conférence il y a 920 personnes. Les couleurs sont au « bon » gout indien avec un camaïeu de violets et de pourpres du tonnerre. Cela dit 920 décideurs… Chapeau. Ce genre d’évènement est considéré un succès en Europe quand on atteint les 200/250 participants. Les discours de lancements étaient plutôt lénifiants, mais c’est souvent le cas dans ces conférences : remerciements, congratulations, autocongratulation etc… Ensuite il y a eu la cérémonie des lumières (on est en Inde !) à laquelle on nous a demandé de participer avec nos téléphones portables (on est au 21ème siècle !). Avant que nous puissions participer une dame a détaillé avec force captures d’écrans le moyen d’allumer la lampe de poche sur nos téléphones. On a eu droit à un comparatif détaillé entre IPhone, Samsung, LG, Sony, HTC et quelques autres sur comment allumer sa torche sur son smartphone. Certains modèles nécessitent pas mal de manipulations qui ne sont pas très « user friendly » si tu te retrouves en panique dans le noir… Donc la cérémonie commença par une danse avec une femme et 2 hommes. Très gracieux et j’ai pu admirer de nombreuse versions de « tripitaka » (je ne sais pas ce que donne le pluriel de tripitaka en indien – tu me pardonneras donc cette faute potentielle). Après 10 minutes de mouvements somme toute très répétitifs, la grâce lasse… A l’issue de cette longue danse on a fait le noir et on nous a demandé d’allumer les smartphones et de diriger la lumière vers le ciel (en l’occurrence le plafond – et il est mieux d’en avoir un il pleut comme vache sacrée qui pisse). J’imagine qu’au moins l’un des 3 millions de Dieux adorés ici aura remarqué les lumières puisque jusqu’à présent tout se passe bien. Les 2 speakers japonais qui sont passés sont ceux qui m’ont le plus fasciné : difficiles à suivre (ils parlent anglais comme des caricatures de japonais quand on se moque des japonais !) et font beaucoup de changements d’intonations et s’enthousiasment pour ce qu’ils présentent. Leurs PowerPoints (au fait sais-tu comment s’appelle cette écriture telle le PowerPoint avec des majuscules dans les mots essentiellement employés comme noms commerciaux ? Le « camel writting » puisque les mots font des bosses – amusant non ? Information les Dico d’Or sur la Première) sont kitsch à souhait. L’organisation ne parle pas de PowerPoint ici bien que ce soit présenté depuis des PC équipés en Microsoft. Ils parlent de KeyNotes (équivalent de PowwerPoint en système d’exploitation Apple) j’imagine que c’est plus tendance et que ça fait plus technologique.

Parmi les choses amusantes ici, il y a le fait que je sois le plus grand ! (pour être honnête il conviendrait de dire parmi les plus grands). Les indiens me repèrent facilement et viennent me parler. Ça compense la prise de parole manquée, bien que si j’avais parlé je doute qu’ils aient tous grandi subitement. Je veux bien admettre que je peux tenir une audience, mais de là à les faire grandir il y a un pas que je ne franchirai pas. Il faut connaître ses limites dit-on ! Du coup je vois le haut des gens et manifestement les indiens chauves vivent mal leur calvitie plus ou moins naissante. Il y a ceux qui compensent avec la raie au-dessus d’une oreille et quelques mèches qui dissimulent tant bien que mal (souvent plutôt mal) la « chauvitude » plus ou moins avancée. Et puis il y a les postiches. Là, ce n’est pas la qualité totale, on a plutôt des coiffures PlayMobil avec une chevelure qui a l’air amidonnée. Si on associe ça avec une veste en textile synthétique à reflets variables par rapport à la lumière ça donne des looks très particuliers. Mais ne vas pas croire que je me moque, c’est juste le décalage entre l’Europe et l’Inde qui ne me lasse pas.

L’hôtel est plutôt pas mal. Comme ils peuvent accueillir des conférences de 920 personnes (pour donner une idée je pense que la salle est au moins aussi grande qu’un gymnase – hauteur de plafond facilement 10m), ils doivent avoir un nombre de chambre à cette échelle. Le niveau où je suis sera rénové à partir de janvier pour recevoir les dernières innovations techniques et de confort. Parallèlement à un jet de pierre d’ici, il y a des bidonvilles (slums). Le soir l’hôtel est gardé par des types qui promènent de gros chiens qui ont au moins l’air féroce (quand j’ai écrit « féroce » je pensais aux chiens, mais les types aussi n’avaient pas l’air commode). Dans quel monde vivons-nous ? Sommes-nous si près d’un danger si grand qu’on ait besoin de vigiles et de chiens ? Ou est-ce l’illusion de la sécurité ? Une sécurité « marketing ». Il y a toujours quelqu’un qui t’ouvre une porte, qui t’appuie sur le bouton de l’ascenseur… Lorsque je suis allé aux toilettes les plus proches de notre salle, il y avait une personne qui me suivait partout (stressant quand même). Qui m’attendait à la porte des toilettes (dehors je précise, je ne l’aurais pas laissé entrer), je suis certain qu’il y a des gens qui lui laissent tirer la chasse (terme un peu dépassé puisque depuis des années on ne tire plus les chasses mais on les pousse). Quand je me suis lavé les mains, il m’a tendu une serviette… C’est embarrassant je trouve cet aspect des hôtels de luxe dans les pays pauvres. D’un autre côté il a un emploi…

La conférence s’est terminée pour son premier jour avec un tirage au sort interminable pour gagner des téléphones d’il y a 3 ans ou un vol retour (donc sans le vol aller…) pour revenir de Düsseldorf où se tient en octobre K (pour Kunststoff je présume). Le gagnant de ce prix n’avait pas prévu d’aller à cette foire et paraissait plutôt ennuyé qu’autre chose de son prix.

Gaurang notre ancien partenaire était là et très déçu de ne pas avoir gagné. Il était tout frétillant de me voir et de m’annoncer qu’il venait de quitter sa société pour cause de désaccord avec la direction et qu’il venait de créer sa société pour vendre des machines. On papote et il me raconte combien ça été compliqué pour lui de déposer ses statuts de société et que l’administration indienne est un casse-tête inimaginable. Il m’explique qu’il a fait créer un logo et que ça lui a pris un temps fou (mais qu’est-ce qui ne lui prend pas un temps fou ?). A ce moment de la discussion d’autres indiens se joignent à nous et je demande à Gaurang « au fait comment s’appelle ta société ». Il me répond en me donnant une carte de visite fraichement imprimée où je lis SAEPAK. Il s’est un peu rembruni lorsque je lui ai demandé « PAK à la fin pour quoi pas plutôt PACK ? Est-ce que les gens ne vont pas croire que tu viens du Pakistan… Ce n’est pas gagné pour vendre en inde avec une image de pakistanais non ? ». Ce qui était une question posée sans malice de ma part a fait se plier de rire les autres… Manifestement il n’avait pas pensé à cet aspect des choses. Je crois beaucoup à ce que j’appelle l’œil du couillon. Ce sont toujours les gens les moins impliqués qui vont t’éviter la grossière erreur. Quand tu es le nez dans le guidon tu ne vois pas/plus les détails.

J’arrête là.