Bonnes intentions et n’importe quoi généralisé!

Bonnes intentions et n’importe quoi généralisé!

Lors de mon dernier passage à Paris je notais entre autres que je trouvais la ville bien sale. J’ai même vu des rats courir sur une place à proximité du Novotel de la Gare de Lyon.

Aujourd’hui j’ai fait l’aller-retour dans la journée à Paris pour un rendez-vous avec un client. Même problème que la dernière fois avec le ticket de train acheté sur www.tgv.com et étonnamment le supplément à payer est différent entre l’aller et le retour. Un contrôleur m’a expliqué qu’il était au courant du problème de réservation sur ce site et m’a donné la procédure pour faire une réclamation. Je devrais être remboursé…. Je n’y crois pas trop mais j’ai tout de même fait la réclamation. Ils ont un site SNCF dédié aux réclamations.

2017-09-19 19.57.59Ici une vue des bonnes intentions, j’ai voyagé en première classe et il devrait y avoir des journaux et revues en libre service (gratuité qui signifie uniquement « inclus dans le prix du billet« ) mais à l’aller comme au retour le distributeur des dites revues était vide. En d’autres termes mon prix de billet comprenait une prestation qui était manquante. Oserais-je tenter une réclamation supplémentaire pour me plaindre de ceci. Si le site n’était pas si compliqué (en vue de pousser les clients au renoncement certainement) je me ferai une joie de lire la réponse du préposé aux réclamations sur les journaux. Sur le même thème, il y a une distribution de la presse par une personne qui aujourd’hui, au retour, proposait les quotidiens… d’hier! A l’aller nous avions droit à un petit déjeuner à la place…. mais sans boisson chaude, car ils n’avaient pas d’eau chaude. « A nous de vous faire préférer le train » était le slogan de la SNCF il y a quelques années. Il semble que le slogan ait fait son temps !

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Donc je trouvais le Paris des environs de la Gare de Lyon sale la semaine dernière et bien je ne suis pas seul ! Il y a même eu une réaction « festive et citoyenne » (comme dirait l’excellentissime blogueur H16 dont le blog est la lire sur
www.h16free.com ). Il y a des paniers type paniers de basket (mais un peu plus bas) où l’on est supposé se faire prendre en photo dans des poses rigolotes (j’imagine) lorsqu’on fait un panier citoyen plutôt que de jeter ses saletés à terre, et les poster sur Internet dans des pages réalisés à cet effet sur Facebook, Instagram et Twitter. A quoi passe l’argent public de la SNCF…. Quel est l’impact de ce gaspillage sur la propreté ? Car bien entendu dans les environs, pas la moindre poubelle à hauteur d’une personne en chaise roulante ou plus simplement qui n’a pas envie de faire le Guignol avec son mouchoir en papier à jeter.

2017-09-19 15.28.14 - CopieDans le RER ils mettent des « poèmes » pour inciter les gens à ne pas laisser leur journal gratuit dans les trains. Poème est un bien grand mot mais disons que c’est en vers et qu’il y a quelques alexandrins. Comme je revenais de Nanterre je m’amusais de la nullité probable de la tentative de conscientisation sur une « caillera » (à prononcer avec l’accent) locale …. Pas gagné. Cela dit les « cailleras » (pluriel incertain – mais à lire encore avec l’accent). Est-ce que les « caillera » (l’accent toujours!) lisent la presse gratuite ou pas? Aucune idée, mais des doutes!
Vu l’état de délabrement et les tags je ne suis pas certain que les journaux gratuits abandonnés soient le plus gros problème dans les RER. Peut-être me trompe-je, après tous je ne suis qu’un usager occasionnel.

2017-09-12 12.09.28Dans la série des bonnes intentions il y a les AutoLib à Paris qui tournent à l’aigre. Un parc de voitures électriques magnifiques et parfaitement entretenues en partage. Donc en location selon le principe des Vélib. Comme on peut le voir elles sont tellement bien entretenues que chaque conducteur se sent motivé pour en prendre soin. Ici la première que j’ai vue, mais du côté de Nanterre il y en a de nombreuses en pire état. Je ne sais pas vous…. mais moi je n’ai pas trop envie de partager une poubelle voiture en cours de délabrement, sans parler de sécurité. Par ailleurs malgré les tentatives d’étouffement de la chose par la mairie de Paris, AutoLib va couter pas mal en impôts aux parisiens. Y compris bien entendu les parisiens qui ne sont pas utilisateurs de ce type de  moyen de locomotion.

Pour finir une photo de la Gare de Lyon qui est quand même belle !

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Dormir à l’hôtel et sauver la planète !

Dormir à l’hôtel et sauver la planète !

 

Mes voyages me conduisent à Paris pour une réunion. J’ai donc pris un TGV entre Zürich et Paris. Solution confortable et finalement plutôt rapide puisqu’en 4 heures on est au centre de la capitale française. Un petit bémol cependant j’ai réservé mon billet sur le site www.tgv.com et me suis fait verbaliser par un contrôleur acariâtre. J’ai une réduction de 50% sur le réseau suisse et aucune réduction sur le réseau français. J’ai donc opté pour l’option incluant ma réduction. Hélas d’après le contrôleur à qui je proposais de vérifier avec moi sur le site en question (le réseau en suisse fonctionne aussi dans les trains, y-compris dans les tunnels) : « Si vous croyez que j’ai le temps de vérifier avec tous les clients ! Si vous n’avez pas l’option qui vous convient sur le site, ce n’est pas mon problème, vous n’avez qu’à prendre vos billets en gare ! Ce sera 146,00€ »….

Arrivé à Paris en fin d’après-midi, je me suis dit qu’une promenade un peu longue me permettra de dégourdir mes jambes en vue du Greifenseelauf, un semi-marathon autour du lac de Greifensee auquel je participe samedi prochain et pour lequel je suis, comme souvent pour ce genre de courses, sous-préparé. J’ai pu découvrir dans le quartier de la gare de Lyon la rue Crémieux. Une rue de village en plein Paris. J’ai poursuivi au hasard des rues et fait quelques photos que voici ci-dessous.

Il n’en reste pas moins que quand on vient de Suisse Paris c’est très sale. A proximité de l’hôtel il y a une place sur laquelle circulent des rats… au cours de ma promenade j’ai pu voir des détritus amoncelés à divers coins de rues. Soit la situation s’est dégradée soit je suis « pollué » par la propreté suisse !

Je dors cette nuit dans un hôtel du groupe Accor. Dans ce groupe ils poussent l’hypocrisie qui consiste à faire culpabiliser les clients au sujet des serviettes, des draps et des tonnes de lessive utilisées chaque jour, à l’extrême. Dans les Novotel ils annoncent 1 arbre par serviette qui n’est pas lavée. A quand des groupes hôteliers qui auront l’honnêteté de déclarer qu’ils gèrent comme tout bon entrepreneur leur business et que si des serviettes ne sont pas utilisées ou peuvent être réutilisées qu’elles leur permettent de maintenir les standards élevés de service que les clients sont en droit d’attendre. Ils sont plantés où tous ces arbres ? Chez Novotel ils annoncent 1 par minute. Sur un an ça représente 525600 arbres. J’imagine qu’il faut environ un mètre carré par arbre…. Comme ça dure depuis plusieurs années cette histoire on va pouvoir faire de longues promenades dans des forêts hôtelières !

J’ai mangé dans une brasserie typiquement parisienne et s’il y a bien une chose sur laquelle les suisses ne sont pas au niveau (au moins pour la partie alémanique – en Romandie je ne sais pas) c’est le pain. Mais que la baguette est bonne ! Mon repas était plutôt ordinaire, mais j’ai fini la corbeille de pain. Si je n’avais pas eu l’échéance du semi-marathon qui s’annonce j’aurais pris une assiette de fromages. Pour ça aussi la France possède une avance certaine, en Suisse les fromages se ressemblent un peu tous. Pains, vins et fromages français ça devrait marcher en Suisse.

Istanbul, Izmir et Renault 12

Istanbul, Izmir et Renault 12

Cette semaine je voyage en Turquie. Toujours en visite auprès des imprimeurs de paquets de cigarettes. L’ajout d’images de plus en plus gores comme avertissement et de contraintes d’impression de plus en plus complexes fait mes affaires. J’ai aussi eu des rendez-vous avec des producteurs de films plastiques… souvent destinés à l’emballage de cigarettes. Thank you for smoking !

C’est intéressant la Turquie, voilà un pays dont on dit le plus grand mal, enfin surtout de son président Erdogan et il est toujours intéressant de se faire une opinion sur place. En interrogeant mes contacts, il n’y a personne qui a voté pour lui… Est-ce comme en France pour le vote Front National un vote honteux ? Mon agent local m’explique que le plus dangereux est la modification de la constitution qui doit s’appliquer en 2019. Elle permettra la concentration de tous les pouvoirs sur le président. Il pense que c’est déjà très périlleux avec Erdogan mais redoute le pire avec le suivant… Pour l’instant l’économie est en baisse mais on annonce des taux de croissance supérieurs à 3% dans les statistiques officielles. Faut-il croire les statistiques, vaste question. Mes clients ne se plaignent pas pour le moment mais s’attendent à une phase de récession.

Une certaine morosité s’installe dans le pays. Des lois sont prises sous formes de taxes pour décourager les comportements qui ne sont pas compatibles avec le coran. Par exemple, il n’est pas interdit de boire de l’alcool mais les taxes sur les vins et bières ont augmenté de 100%, pour l’importation d’alcool c’est +400%. Wikipedia est bloqué sur Internet…. Mon agent m’a dit que 2 de ses amis entrepreneurs de confession juive ont préféré vendre leurs affaires et émigrer au Canada sous la pression exercée sur cette communauté. A Istanbul il y a bien plus de femmes voilées qu’il y a 1 ou 2 ans. Je ne tiens pas de statistiques mais c’est une impression nette, en revanche le voile est moins fréquent à Izmir. Mes contacts m’ont aussi indiqué que la politique d’Erdogan consiste à donner de l’argent aux plus pauvres qui constituent son électorat. A moyen terme ça conduit à de l’inflation et l’argent donné est sans effet donc ces derniers vont demander toujours plus et il y a risque de cercle vicieux. Il y a 3 ou 4 ans pour 1 euro on avait environ 2,50 lires turques, aujourd’hui on est à 4,10 lires pour 1 euro. Bon pour l’export…. Très mauvais pour les importations.

En résumé les gens me disent que ce n’est pas (encore ?) une dictature mais que le contrôle du pouvoir s’accentue sur l’ensemble de la société. La nuance me semble faible pour tout dire. Sommes-nous en train d’assister à une dictature rampante ? Quoi qu’il en soit les personnes rencontrées sont ouvertes, souriantes. L’accueil turc est toujours aussi cordial.

Pendant que la presse européenne se déchaine sur Erdogan, la France et l’Italie ont créé une société avec des partenaires turcs pour développer des missiles longue portée qui viendront renforcer l’arsenal militaire de la Turquie. Le but étant de dépasser les 2000 Km de portée…. Et là, l’ennemi historique grec n’aura qu’à bien se tenir.

Pour voyager j’ai pris Turkish Airlines. Il parait que Turkish Airlines est la compagnie aérienne qui propose le plus de destinations au monde. Ils ont une vidéo de présentation des consignes de sécurité qui est plutôt drôle avec un type qui fait un peu de magie. C’est bien joué car personne ne prête plus attention aux consignes de sécurité et là, ils attirent l’œil. En cliquant ici on peut les voir. En période de tourisme, l’avion était plein au tiers seulement. Et encore parmi les passagers il y avait de nombreux chinois et indiens qui ne devaient être qu’en transit. Encore un effet Erdogan amplifié par quelques attentats terroristes fin 2016 qui ont quasiment tué le tourisme en 2017 et certainement pour 2018/2019. Il parait que la baisse des revenus du tourisme est supérieure à 50 milliards de lires turques (environ 12 milliards d’euros)… Ce qui n’est pas rien. Les hôtels sont remplis à moins de 50%.

Renault 12Autrement il y a des coins plutôt sympathiques et on peut voir circuler pas mal de Renault 12 en Turquie. C’est la première voiture que Renault a produit sur place en installant une usine qui a reçu les lignes de fabrication lorsque le modèle a été stoppé en Europe au début des années 80 je pense. Vu l’ancienneté de la conception (fin années 60/début des années 70 ?) et l’état des routes on peut dire que c’est une bonne voiture !

En raison de l’influence française entre les 2 guerres mondiales, il y a plein de mots turcs d’origine française tels que kuaför, radiatör, trottoir, salamanjer, amabalaj, jandarme…. J’aurais dû noter Amusant non ?

Pour finir des nénuphars pris en photo dans une fontaine d’hôtel.

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Cracovie, Lodz et Varsovie en 2 jours – Sandales ET chaussettes

Cracovie, Lodz et Varsovie en 2 jours – Sandales ET chaussettes

C’est intéressant la Pologne, en quelques années on est passé d’un pays connu pour ses pratiques de dumping social, de mauvaise qualité à un pays industrialisé où le niveau de vie s’est considérablement accru. Au cours de ce bref (et fatigant) voyage, j’ai vu des usines hypermodernes, rencontré des gens motivés et fiers de montrer qu’ils sont au niveau en comparaison avec l’industrie de l’Ouest de l’Europe. Ils n’hésitent pas à dire qu’en termes de sécurité et certains aspects de qualité ils sont meilleurs. En tout cas c’est certain qu’ils font des efforts.

Les polonais sont réputés pour être débrouillards. Il est vrai que leur histoire a été secouée de nombreux cahots. La Pologne a même cessé d’exister pendant un temps, ses territoires ont été absorbés par l’Allemagne, la Russie et l’empire Austro-Hongrois.

Mon collègue m’a un peu parlé de la période communiste. Cette époque s’est terminée il y a moins de 30 ans, ne l’oublions pas. En ce temps-là la plupart des gens gagnaient le même salaire, la monnaie ne valait rien et le « jeu » consistait à se procurer des Deutschemarks ou mieux des Dollars. Comme la monnaie ne valait rien l’économie parallèle était basée sur le troc. Les gens recevaient des tickets de rationnement en fonction du nombre de personnes de la famille. Il y avait des tickets pour tout ; le pain, les fruits et légumes, la viande, la vodka. Donc ceux qui ne buvaient pas troquaient leurs tickets de vodka contre d’autres denrées.

On pouvait aussi troquer d’autres choses comme des champignons, des réparations mécaniques…. Dans les entreprises que l’on travaille durement ou pas, le salaire tombait. Donc la productivité était au plus bas et la qualité encore au-dessous. En revanche celui qui travaillait dans une briqueterie, détournait peu-à-peu des briques pour construire sa maison et ensuite celle de ses voisins ou amis.

Pour avoir une télévision couleur, il fallait s’inscrire et passer tous les jours signer une liste au magasin pour recevoir au bout de 3 à 6 mois un téléviseur de marque russe, modèle unique et imposé…. Paradoxe du système socialiste il y avait des magasins réservés les « Peweks » où l’on trouvait de tout. En revanche il fallait payer en Dollars. Les meilleurs « Peweks » étaient réservés aux dignitaires du parti, mais il en existait pour ceux qui travaillaient dans les mines, les soldats…. Ainsi que quelques autres catégories.

Bref ils sont débrouillards les polonais car ce sont eux qui s’en sortaient le mieux parmi les pays dépendant de Moscou et ce sont eux qui ont fait tomber le système communiste les premiers.

2017-07-04 08.33.49Je suis très positif, d’autant plus que les perspectives pour mes affaires sont plutôt bonnes. Cependant je vais quand même me moquer un peu. On a souvent tendance à prétendre que le port de la sandale avec des chaussettes est une marque des peuples germaniques. En fait il n’en n’est rien : c’est une pratique polonaise. Impressionnant le nombre de sandales/chaussettes, la proportion est bien plus importante qu’en Allemagne, Autriche ou Suisse.

Dominos avec Monsieur Gloire, et « Hop ! »

Dominos avec Monsieur Gloire, et « Hop ! »

La visite de Monsieur Demi-Merci et de Monsieur Gloire s’est terminée par un tour dans Paris. Ils ont pu visiter en une petite journée Notre-Dame, le jardin des Tuileries, l’Esplanade du Louvre, les colonnes de Buren, l’Opéra Garnier, la Place Vendôme, la Tour Eiffel, la Place de la Concorde et remontée des Champs Elysées. Entre certains des monuments (nous ne sommes rentrés qu’à Notre Dame et sur la Tour Eiffel) promenade en « BateauBus ». Le tout parfaitement organisée par Marion une photographe-guide. Merci à elle.

Pendant la visite de ces partenaires potentiels chinois une des questions était de connaitre le but exact de visite de Monsieur Gloire. Bien que j’ai demandé 5 ou 6 fois il se cachait toujours pour ne pas répondre derrière son anglais approximatif et bottait en touche quand j’insistais auprès de notre interprète, Wo Wo. L’avant dernier soir, à l’hôtel nous nous sommes trouvés tous les 2 en avance de 20 minutes sur les autres pour le diner. Comme il y avait quelques jeux dans le salon, je lui ai fait un tour de magie avec des cartes qui l’a fait rire et qu’il a compris à la 3ème fois. Ensuite nous avons joué aux dominos.

Les chinois jouent différemment des français. Nous (du moins dans ma famille) nous distribuons 6 ou 7 dominos suivant le nombre de participants et le reste constitue la pioche dans ladominoquelle les joueurs prennent un domino quand ils ne peuvent pas jouer. Le gagnant est celui qui pose tous ses dominos en premier. Chez les chinois (du moins les miens !) on donne tous les dominos. Celui qui ne peut plus jouer abat un de ses dominos face contre table. À la fin on compte les points sur les dominos qui ont été couchés. Le but étant d’avoir le moins de points possibles. J’ai gagné 2 parties, ensuite Monsieur Demi-Merci et Wo Wo nous ont rejoints. Je pense que Monsieur Gloire m’a « laissé gagner » les 2 premières parties. Ensuite sur les 5 suivantes il s’est imposé magistralement. Monsieur Demi-Merci paraissait surpris voire mauvais perdant. Suite à cette phase de jeu, Monsieur Gloire s’est, un peu comme un enfant avec qui on joue, montré plus ouvert et s’est livré plus facilement sur ses motifs de voyage. Le jeu comme business facilitateur, assez nouveau pour moi !

J’écris ces lignes depuis un avion Air France. Ça faisait longtemps que je n’avais pas volé avec Air France. En fait j’ai fait un déplacement Zürich – Bilbao. Pour ce trajet, le plus court en temps et en phase avec mes impératifs horaires était de faire Zürich – Paris Charles de Gaulle puis Paris Charles de Gaulle – Bilbao. Pour le retour pareil. Ce n’est pas le chemin le plus direct mais c’était le mien. La ligne Paris Charles de Gaulle – Bilbao est assurée par « Hop ! ». Ayant quitté la France depuis 3 ans je n’avais que vaguement entendu parler de « Hop ! » (Quel nom bas de gamme…. Combien a déboursé Air France chez un publicitaire pour trouver ce nom grotesque?), comme la filiale low-cost sensée concurrencer EasyJet, Air Berlin, EuroWings, Vueling et autres Ryan Air. Dans les faits pour la partie vol à proprement parler il n’y a aucune différence : les sièges sont les mêmes, les avions aussi (à part le marquage « Hop ! »), lors des annonces il est dit « bienvenus sur le vol Air France AF 1234 opéré par Hop ! ». Les sandwiches sont exactement les mêmes que sur Air France : fromage ou saumon. Dans les autres low-cost, si on veut à boire ou à manger il faut payer, sur « Hop ! » c’est inclus dans le prix. Peut-être aurais-je dû comparer les dates de fabrication et limite de consommation entre Air France et « Hop ! » pour déceler une trace d’économie. Ce sera pour la prochaine fois si jamais il y en a une.

hopEn revanche, comme c’est la compagnie low-cost il faut faire des économies. Elles sont faites sur 2 secteurs au moins : le terminal 2G à Roissy Charles de Gaulle et l’amabilité du personnel aussi bien au sol que le personnel naviguant. Quand on a comme moi eu la « chance » de connecter un vol Air France à un vol « Hop !» et le contraire au retour on est passé par le terminal 2G. Les vols Air France arrivent tous et décollent du terminal 2. Dans le terminal 2 il y a 2A, 2B, 2C jusqu’à 2F qui sont tous joignables à pieds. Pour aller au terminal 2G je pensais qu’il était proche du 2F (ordre alphabétique… pas trop dur à imaginer). En fait il faut aller au terminal 2F puis suivre des panneaux et prendre un bus qui nous mène en 10 minutes au 2G. Le bus circule au bord des pistes et compte tenu de la longueur du trajet la dénomination 2G parait assez trompeuse. Dans ce sens c’est assez bien indiqué. Au retour, le 2G est un terminal low-cost alors pas de panneau d’indication pour savoir où trouver le vol suivant. Je me suis adressé à une jeune femme qui portait un manteau Air France pour m’enquérir de la direction à suivre. Dialogue (je t’épargne l’accent de racaille – pas le mien bien entendu, celui de la jeune femme tu t’en doutes) :

  • Bonsoir, pourriez-vous m’indiquer l’endroit où je peux trouver un panneau d’affichage qui m’indique le terminal où je prendrai mon prochain avion s’il vous plait ?
  • Là !
  • Je ne vois pas de panneau…
  • Faut mettre votre carte d’embarquement dans le lecteur là ! me dit-elle en s’écartant d’une borne de lecture qu’elle cachait.
  • Ah ! merci pour votre amabilité.
  • Si vous z’êtes pas content c’est pareil.
  • Bonne soirée, enchanté de vous avoir connu
  • Pffffff !

Très « service clients » comme on le voit. Quant aux hôtesses sur « Hop ! » j’imagine que les plus souriantes sont sur Air France et les plus acariâtres sont réservées pour la version low-cost. Pour ce qui est du personnel au sol, à l’embarquement les personnes en charge n’hésitent pas à houspiller ceux qui ne vont pas assez vite pour présenter leur passeport « OUVERT A LA PAGE DE L’IDENTITE !» et leur carte d’embarquement. Je ne suis pas certain qu’Air France puisse gagner la bataille des compagnies low-cost avec ce type de service. On verra bien mais je ne miserais pas gros sur la réussite de cette expérience. Ils doivent s’en douter, j’ai reçu pour 2 vols 2 demandes par e-mail d’enquête de satisfaction au sujet de mes vols « Hop ! ». Je ne me suis pas donné la peine de les remplir.

Exporter en France en passant par les toilettes des stations-service !

Exporter en France en passant par les toilettes des stations-service !

Mon dernier voyage d’affaires pour 2016 est en France. C’est bien de temps en temps de revenir pour affaires dans son pays d’origine pour s’apercevoir que le décalage existe sans aller trop loin. Et puis voyageant en voiture je peux me rendre compte de la différence qu’il y a entre la Suisse, l’Allemagne ou l’Autriche et la France dans les stations-service d’autoroute. Sans rentrer dans des détails scabreux la différence de propreté des toilettes est flagrante. Certes en Suisse, Allemagne et Autriche on paye 1 CHF ou 1 € pour utiliser des toilettes qui sont très propres et entretenues en permanence. On reçoit un « Gutschein » de la même valeur à dépenser dans la boutique. J’ai une collection de « Gutscheine » (on note ici le pluriel avec un « e » de l’allemand – pluriel qui prend des formes variées et pas si simple à maîtriser dans la langue de Goethe et qui reste aléatoire quand je parle) que je n’utilise pas souvent ! En France pas de paiement donc pas d’avoir à dépenser mais pas de propreté non-plus…. Un de mes collègues belge me faisait remarquer qu’en Belgique on dit LA toilette alors qu’en France LES toilettes. Ensuite il m’a expliqué que c’est qu’ en France il faut en essayer plusieurs pour en trouver une propre ! Avec l’accent belge, c’est encore plus drôle… mais tellement vrai.

Le business dans sa langue maternelle est plus simple quand il s’agit de faire passer l’idée de payer quelque chose plus cher et d’avoir en contrepartie de nombreux avantages. Cependant susciter l’intérêt auprès de clients qui ont abondance de solutions possibles est certainement plus difficile en France que dans les pays en voie d’industrialisation où la recherche du mieux est un objectif. C’est plus difficile également que dans les pays germaniques, où l’amélioration de la qualité est une valeur sûre pour être entendu. Le positionnement français reste complexe on veut un peu tout sans trop savoir ce qui prime ni être certain de pouvoir se l’offrir. Les décisions sont plus diluées dans les structures. Donc assez compliqué finalement. C’est le principal challenge du vendeur : trouver qui décide (celui qui transforme une idée en argent), les influenceurs (ceux qui sont écoutés par celui qui décide), les barreurs (ceux qui par leur fonction veulent dire leur mot) tout en s’adaptant à la culture de l’entreprise, du pays. Ce métier est passionnant et tellement varié.

J’ai bien senti lors de mes rendez-vous que les gens qui travaillent dans des groupes internationaux sont inquiets quant à la survie de leurs sites français. L’avenir de l’industrie en France est dépendant des investissements et les groupes internationaux peuvent facilement comparer les conditions fiscales « offertes » par les pays dans lesquels ils sont présents. On ne peut pas dire que la politique française soit très incitative. Quel dommage, il y a plein de potentiel et des gens qui sont prêts à donner pour faire réussir leur entreprise.

C’était donc mon dernier voyage. L’année se termine et c’est toujours difficile de finir une année. On remet les compteurs à zéro dans 10 jours et ça repart. Si l’année a été bonne, la question est de savoir si on pourra faire mieux. Si l’année a été mauvaise, comment faire mieux ? Où ai-je, échoué, qu’aurions-nous dû faire différemment ? Etc…

Je vais conclure sur des remerciements à mes quelques lecteurs ainsi que des vœux de santé, bonheur et prospérité. J’espère avoir des idées ou expériences à partager lors de mes prochains voyages. N’hésitez pas à commenter, poser des questions… ça encourage.